draṣṭā dṛśi mātraḥ śuddhaḥ api pratyaya anupaśyaḥ
Le terme sanskrit utilité ici pour parler de notre Conscience profonde se traduirait littéralement par « Ce qui voit ». Il n’est pas question du mental, mais de la Présence sur laquelle s’impriment les mouvements de notre mental, ainsi que nos ressentis corporels et nos émotions.
Comme le dit cet aphorisme, cette Présence Conscience n’est pas impactée par l’expérience qu’elle perçoit. C’est cet espace de Paix qui nous constitue fondamentalement, avant que l’on soit un personnage portant une histoire. C’est dans notre mental que se font les réactions aux situations et donc la sensation de crispation et de souffrance.
Le chemin du yoga invite à retrouver cette Nature profonde en nous en se décollant du mental, et permettre à celle-ci de mettre en lumière toute nos croyances nous faisant oublier que nous sommes fondamentalement cette paix.
C’est pourquoi certains parlent du yoga comme d’un chemin de guérison de la souffrance par le silence. Le yoga n’est pas une démarche mentale de compréhension. C’est dans l’espace entre les pensées que nous trouvons la « guérison » à ce qui nous fait souffrir, c’est-à-dire nos crispations conditionnées face à certaines situations extérieures.
