Agir et non-agir

Bon été à tous, et bonnes vacances pour ceux qui auront cette chance. Vacances, repos, travail, tout cela nous ramène à cette idée de l’agir et non-agir.

En juin, lors de notre rencontre autour de la Bhagavad Gîta, nous avons lu le début du chant II qui propose un enseignement sur l’agir. Il y est dit que le chemin du yoga se fait dans l’action, par l’action. « L’action est supérieure à l’inaction ». Mais pas n’importe quelle action.

Il est question d’agir selon son sva dharma, c’est-à-dire son propre chemin de vie. « Mieux vaut mal accomplir son sva dharma que bien accomplir le dharma d’un autre ». C’est-à-dire, en simplifiant, sentir profondément où est notre place dans le monde, et faire confiance à cet élan intérieur. On parle ici d’un élan du cœur qui n’est pas de l’ordre de l’analyse et de la réflexion. Le cœur avant le mental. Avoir un entourage ou une éducation qui nous incite à devenir avocat et sentir profondément en soi une âme de boulanger, et s’exprimer avec le cœur dans un agir de boulanger, c’est cela suivre son sva dharma et non le dharma que l’on a pensé pour nous ou que la société rend préférable ou plus « glorieux ».

Quel rapport avec le repos dans l’action ? Agir selon son chemin de vie peut se faire dans le repos. Les premiers signes annonçant que l’on n’agit pas dans son chemin de vie sont des résistances extérieures et intérieures. On lutte à contre courant de soi-même.

« Le sage voit l’inaction dans l’action et l’action dans l’inaction » L’invitation est d’agir depuis le repos, depuis là où c’est calme, depuis le cœur. Comme se laisser agir depuis nos profondeurs, depuis un espace au-delà du mental. Nous sommes agis par une puissance intérieure qui nous dépasse.

C’est ce que la bhagavad gîta nomme l’action juste, l’action depuis l’élan du cœur, l’action depuis le repos. Et nous sommes loin de la négligence du monde ou de la paresse. L’élan du cœur peut nous bousculer et nous sortir de nos zones de confort. Mais cela résonnera avec une justesse intérieure et une confiance totale dans le chemin emprunté.

Nos pratiques de yoga hebdomadaires sont des moments où l’on se recentre vers cet espace de repos. A nous d’emmener cela dans notre quotidien pour entendre cette petite voix intérieure qui nous guide sur notre sva dharma, notre chemin de vie.

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